Game 1 : une première réussie

Match 1 : Golden State Warriors 101 – Memphis Grizzlies 86

Une semaine (ou presque) après avoir terminé leur premier tour, les Warriors ont repris le chemin de parquets pour le deuxième tour des playoffs. Face à eux se dressent des Grizzlies blessés, privés de Mike Conley (fracture du visage). Son absence a pesé sur son équipe, incapable d’imposer son rythme face aux Warriors.

Le film du match

Mike Conley s’est échauffé avant le début du match, portant un masque de protection. Finalement, il ne sera pas sur la feuille de match, et Dave Joerger opte pour un 5 majeur avec Nick Calathes à la mène.

A noter que Bob Myers a reçu le trophée de Executive Of the Year avant la rencontre. Il l’a reçu des mains de Jerry West, dirigeant des Warriors et ancien vainqueur du trophée avec les Lakers.

Premier quart-temps

Courtney Lee ouvre les hostilités avec un tir à 3 points sur la première possession de Memphis. Draymond Green est assigné à défendre sur Marc Gasol, tandis que Andrew Bogut défend sur Zach Randolph, intérieur plus lent et puissant, style convenant à merveille à l’australien.

C’est ensuite le festival Treymond Green : deux tirs à 3 points, une passe décisive pour Stephen Curry. Les Grizzlies répondront par l’intermédiaire de Marc Gasol et Zach Randolph, ainsi qu’en profitant de chaque perte de balle des Warriors.

L’Oracle Arena devient folle sur un alley-oop entre Curry et Bogut, mais surtout sur le troisième tir à 3 points de Green. La passe dans le dos de Curry est un bijou du genre.

Petit à petit, les Warriors commencent à faire un premier écart, d’environ 5 points, qui pourrait être plus conséquent si Andre Iguodala réussissait à rentrer des tirs complètement ouverts…

A 4 minutes de la fin du premier quart-temps, Festus Ezeli fait son entrée pour remplacer Bogut, qui écope de sa deuxième faute. Les efforts du banc – Iguodala, Barbosa, Ezeli – couplés à l’énergie de Green, le talent de Curry permettent de distancer les Warriors à 10 points (30-20, 2’38).

L’entrée en jeu d’Iguodala est aussi précieuse en défense que douteuse en attaque. Sa précision aux tirs est aux abonnées absentes. Mais cela n’empêche pas les Warriors de tirer à 65 % pour le premier quart-temps, qui se termine sur le score de 32 à 25.

Deuxième quart-temps

Zach Randolph commence bien le deuxième quart-temps, avant que les Warriors n’accélèrent grâce à Harrison Barnes. L’ailier passé par North Carolina profite de son avantage de rapidité pour marquer face à Vince Carter et Randolph, bien plus lents.

Les Splash Brothers sont bien muselés par la défense mise en place par Dave Joerger, mais des espaces se libèrent dès lors pour Barnes, Speights, Barbosa… L’écart atteint les 16 points (49-33, 6’30) sur un tir de Marreese Speights, en pleine bourre.

Sans Conley, les Grizzlies patinent en attaque, à tel point que Tony Allen se mue presque en meneur de jeu. Marc Gasol et Zach Randolph parviennent à limiter la casse pour Memphis. Ils ne cessent de pilonner la raquette des Warriors. Bogut et Green se trouvent vite confrontés à un problème de faute.

Les Grizzlies reviennent à 6 points des Warriors (55-49, 1’23), avant que Curry ne donne de l’air aux siens sur un tir à 3 points (58-49). puis un second (61-51).

La première mi-temps se conclut sur le score de 61-52. L’addition aurait pu être plus salée pour Memphis, qui a bien encaissé les différents run des Warriors. Randolph et Gasol ont marqué 27 points à eux deux.

Troisième quart-temps

Les Warriors ont souvent fait la différence au cours du troisième quart-temps. Celui-ci ne dérogera pas à la règle. Draymond Green et Harrison Barnes en tête permettent aux Warriors de compter à nouveau plus de 10 points d’avance sur les Grizzlies. Barnes montre ensuite que #PlayoffBarnes n’est pas une légende. Son énergie au rebond est contagieuse, et permet aux Warriors de valoriser chaque tir raté. C’est à ce moment-là que les Warriors comptent leur plus gros avantage du match, avec 16 points d’avance (72-56).

La défense des Warriors impressionne, et Memphis semble sans solution offensive.

A 5’37 à jouer, Green écope de sa quatrième faute et se voit remplacer par un revenant… David Lee ! Ce sont les premières minutes de l’intérieur en playoffs cette saison. Bogut connaît le même sort que Green, et Ezeli fait son retour, pour former une paire inédite dans la raquette.

Klay Thompson et Stephen Curry réussissent deux tirs à 3 points, donnant un avantage de 20 points (80-60) à 4 minutes de la fin du quart-temps. Le tir à 3 points de Curry a plongé l’Oracle Arena dans une assourdissante folie après avoir brisé les chevilles de Randolph.

Après cet écart de 20 points, Joerger décide de mettre Allen sur Curry, pour gêner le meneur des Warriors qui prend feu. Mal lui en a pris, puisque Curry se mue alors en distributeur.

Au terme de trois quarts-temps, les Warriors possèdent un avantage de 17 points (83-66). La défense de Golden State a été exceptionnelle, n’encaissant que 14 points en 12 minutes !

Quatrième quart-temps

Espérant créer la surprise, Joerger aligne un 5 très offensif avec Udrih, Lee, Carter, Green et Gasol. L’effet escompté n’est pas au rendez-vous, puisque les remplaçants de Golden State (et Thompson) parviennent à maintenir leur avance de 17 points.

L’écart redescend à 13 points sur un tir de Jeff Green, faisant suite à un superbe stop de Marc Gasol. Stephen Curry remettra les pendules à l’heure sur un tir à 3 points.

Le match baisse en intensité au fur et à mesure que la fin du match approche. Les deux équipes videront leur banc pour les 35 dernières secondes, le temps pour Russ Smith d’inscrire un 3 points.

Le match s’achève sur une victoire convaincante des Warriors 101-86 face à des Grizzlies qui attendent impatiemment le retour de Conley.

MVP du match

Draymond Green : 16 points (5 sur 11 aux tirs, dont 2 sur 3 à 3 points, 2 sur 2 aux lancers-francs), 5 rebonds , 3 passes décisives, 2 interceptions, 3 pertes de balle, 4 fautes, + 16, 26 minutes.

L’ancien de Michigan State a réalisé un début de match tonitruant, avec 11 points, 3 rebonds, 3 passes décisives dès le premier quart-temps ! C’est au cours de cette période qu’il a réalisé le plus de dégâts au scoring, avant de devoir aller sur le banc pour un problème de faute. Il faut dire qu’il avait fort à faire avec Marc Gasol et Zach Randolph face à lui. Si les deux ont eu l’avantage au deuxième quart-temps notamment. Mais Green a été époustouflant les troisième et quatrième quarts-temps, au cours desquels les intérieurs des Grizzlies ont été muets ou presque.

Facteur X

Harrison Barnes : 11 points (4 sur 4 aux tirs, dont 1 sur 1 à 3 points, 2 sur 2 aux lancers-francs), 3 rebonds dont 2 offensifs, 3 passes décisives, 1 contre, 2 fautes, + 18, 31 minutes.

#PlayoffBarnes. Ce n’est pas un mythe. Après des playoffs sensationnels en 2013, intéressants (mais en demi-teinte) en 2014, Barnes est en grande forme pour la cuvée 2015. Il a été utilisé par Steve Kerr en tant que 4, et ce face à Zach Randolph. Si en défense, il a fallu toujours l’aide d’un second coéquipier pour une prise à deux, la donne a été différente en attaque. Plus mobile, plus polyvalent, Barnes a souvent pris de vitesse Randolph pour scorer au second quart-temps.

 Least Valuable Player

James Michael McAdoo : 0 point (0 sur 1 aux tirs), 1 rebond, – 3, 1 minute.

IL A MANQUÉ UN TIR DANS LA DERNIERE MINUTE !!

Plus sérieusement, personne ne mérite d’être dans cette catégorie, tant chacun a été bon dans son registre.

La déclaration

Stephen Curry, suite à l’incident entre les jeunes danseurs et Tony Allen au cours d’un temps-mort :

« Je ne trouve pas qu’il ait gâché ou gêné leur chorégraphie. Ils ont été géniaux. »

L’Oracle Arena a, elle aussi, été géniale suite à cet « incident » : chaque fois qu’Allen touchait la balle ou se présentait sur la ligne de lancers-francs, il était copieusement sifflé.

Prochain match

Match 2 : dans la nuit de mardi à mercredi (4h30), à l’Oracle Arena (Oakland).